perséphone a écrit:
Pouvez–vous me donner le coef d’élasticité de l’étain (il n’est pas dans vos tableaux).sinon où puis-je le trouver svp ?
Pour le coefficient de dilatation molaire du dioxyde d'étain entre 20 et 400°C, vous pouvez prendre comme valeur -45.
Je n'ai pas de valeur pour le module de young. Mais en compulsant les publications de A.A. Appen vous devriez trouver ce renseignement.
perséphone a écrit:
ma terre a une dilatation de 72*10e-7*C-1.
Pour une faïence de ce type (terre poreuse), créez une glaçure aux alentours de 60x10-7 °C-1
perséphone a écrit:
Quant parle -t-on d’écaillage en terme de dilatation de la glaçure par rapport à la pâte ?est-ce quand la dilatation la glaçure supérieure à celle de la pâte ?.
Reprenez attentivement mon article de décembre 2005 sur cette page :
http://pagesperso-orange.fr/smart2000/tressaillage.htmen voici un extrait :
Lors du refroidissement, les produits émaillés vont se rétracter et la glaçure sera mise en compression par le tesson dès quelle sera assez rigide (Les glaçures de faïence deviennent rigides généralement en dessous de 600°C). On procède ainsi parce que les glaçures résistent plus à l'effort de compression qu'à celui de traction. En comprimant la glaçure on s'éloigne donc du tressaillage (Le tressaillage est dû à une contrainte de traction trop élevée appliquée à la glaçure).
Généralement on met plus fortement en compression les glaçures de faïence pour anticiper le gonflement de la pâte lors du vieillissement. Les tessons poreux présentent souvent des phénomènes de réhydratation des silicates alcalins (Hydroxylation) qui les composent, ce qui se traduit par un gonflement du matériau produisant un effort de traction sur la glaçure. Cette réhydratation est souvent longue, cela peut mettre des années… ou être assez rapide sous l'effet d'une l'utilisation intensive (Pendre en compte l'utilisation du lave-vaisselle (*1) et du four à micro-ondes (*2)…). Si la compression de la glaçure est supérieure à la valeur du gonflement on évitera ainsi le tressaillage.
C'est différent pour un grès ou une porcelaine. Le tesson étant étanche ou très peu poreux, le gonflement sera inexistant. Les valeurs de dilatation de la pâte et de la glaçure pourront donc être assez proches. --------------------------------------------------------------------
On pourrait dire que le tréssaillage revient à utiliser une glaçure à dilatation plus élevée que le tesson. Et inversement pour l'écaillage.
Mais ce n'est pas aussi net que cela parait, car il faut tenir compte des limites élastiques de la glaçure et de sa résistance à la compression.
Le tréssaillage se produit lorsque la glaçure est soumise à un effort de traction qui va au delà de sa limite élastique.
L'écaillage se produit lorsque la force de compression qui s'exerce sur la glaçure dépasse la résistance à la compression du matériau émaillé. En général un vrai écaillage dû à une dilatation inapropriée produit des éclats de glaçure auxquels adhère un peu du tesson, ce qui est le signe qu'une couche intermédiaire liait fortement la glaçure au tesson. Dans le cas où il se produit uniquement des éclats de glaçure seule, proprement décollée et laissant le tesson à nu sans dommages, cela peut être dû à un mauvais accrochage de la glaçure sur le tesson par présence de poussières ou d'une couche pas assez rigide interposée entre le tesson et la glaçure. Dans ce cas de faibles mises en compressions produisent ce type de défaut, c'est un écaillage "précoce" dû à une mauvaise rigidité de la surface du tesson.
Le différentiel que je vous conseille pour votre faïence (72(tesson) - 60(émail) = 12x10-7 °C-1) correspond à une compression généralement supportable par ce type de matériau. Avec une glaçure beaucoup plus basse en dilatation ou un tesson beaucoup plus haut il se pourrait que vous ayez de l'écaillage.